Les autorités marocaines ont arrêté 8 612 personnes pour avoir diffusé de fausses nouvelles ou des propos haineux liés à COVID-19, ou pour avoir violé l’état d’urgence sanitaire déclaré le 19 mars, a annoncé la Direction générale de la sécurité nationale (DGSN).

Les services de sécurité ont arrêté 8 530 personnes qui ont violé les mesures de confinement d’urgence de l’état de santé contre la propagation du COVID-19, et 82 personnes pour diffusion de fausses nouvelles ou discours de haine qui déstabilisent la sécurité des citoyens dans le contexte de la crise des coronavirus, a déclaré la DGSN.

Les opérations du DGSN contribuent aux efforts déployés à l’échelle nationale pour maintenir l’état d’urgence sanitaire afin de gérer la propagation du COVID-19 dans le pays, a ajouté le DGSN.

Parmi les 82 personnes arrêtées pour avoir sapé les politiques de précaution, les accusations portaient notamment sur l’incitation de personnes à désobéir aux règles de l’état d’urgence sanitaire ou à commettre des actes de violence, à publier du contenu violent ou discriminatoire destiné au personnel médical et à diffuser de fausses nouvelles sur l’évolution de la situation du COVID-19 au Maroc.

Les services de sécurité ont arrêté 8.530 personnes dans des opérations sur le terrain en milieu urbain pour avoir enfreint les lois sur l’état d’urgence sanitaire en quittant leurs maisons sans permis de mouvement exceptionnel ou en portant un permis de mouvement exceptionnel avec une fausse autorisation.

L’état d’urgence sanitaire exige que les citoyens s’abstiennent d’accéder aux espaces publics sans autorisation. Les Marocains doivent porter un «permis de mouvement exceptionnel» qu’ils remplissent, signent et se font tamponner officiellement chaque fois qu’ils doivent quitter leur domicile.

Le ministère de l’Intérieur a publié une version électronique du permis prêt à être téléchargé sur son site Web et a envoyé aux autorités locales pour délivrer aux citoyens des copies du permis.

Le parquet a annoncé précédemment l’arrestation de 5.098 délinquants en état d’urgence, qui a eu lieu dans les deux semaines.

La procédure judiciaire s’inscrit dans le cadre de la loi 2.20.292 sur les dispositions relatives à l’état d’urgence sanitaire, a indiqué le bureau dans un communiqué de presse.

En vertu de la loi 2.20.292, les personnes reconnues coupables d’avoir violé l’état d’urgence sanitaire seront passibles d’une peine allant de un à trois mois de prison et d’une amende de 300 à 1.300 dirhams.

Lorsque le ministère de l’Intérieur a déclaré l’état d’urgence sanitaire, le secrétaire général de la présidence du parquet, M. Hicham Balaoui, a envoyé des circulaires aux procureurs, leur disant de veiller à l’application rigoureuse de la loi 2.20.292.

M. Balaoui a également suggéré la possibilité d’imposer des sanctions plus sévères pour les actes prévus par le code pénal, tels que les attaques ou la résistance aux forces publiques en marchant dans la rue sans autorisation, passibles d’une peine de six mois à deux ans d’emprisonnement.