La société turque Alapala a achevé l’installation d’un projet de moulin à farine clé en main près de la ville portuaire marocaine d’El Jadida, à 100 kilomètres au sud de Casablanca. Le moulin est maintenant entièrement fonctionnel.

Le moulin, en collaboration avec Flour Mills, est le troisième du genre au Maroc et le deuxième dans la province d’El Jadida. Les deux moulins d’El Jadida ont une capacité combinée de 900 tonnes de blé.

La nouvelle usine possède des machines à jour sur six étages et produit trois types de farine de boulangerie. La farine transformée est principalement destinée à la consommation intérieure et provient de blé semi-dur.

La nouvelle installation dispose d’un système d’automatisation avancé qui contrôle la surveillance centralisée du nettoyage, du fraisage et de l’emballage.

Alapala a fourni les dernières technologies pour l’usine, y compris les broyeurs à rouleaux Similago II (DAVG), les Quadro Plansifters avec des tamis plus grands (GPAK) et les tamis de contrôle (RKEM).

L’installation utilise également une trieuse optique pour un nettoyage très fin du blé avant le broyage, garantissant le plus haut niveau de sécurité alimentaire.

La Turquie, Alapala, est l’un des principaux fournisseurs de machines de fraisage et exporte vers 100 pays, dont le Maroc, le Sénégal, la Zambie et le Kenya. L’entreprise a été lancée en 1954 en Turquie, mais exporte 95% de sa production.

L’achèvement de l’usine intervient dans un contexte de relations économiques incertaines entre Rabat et Ankara après que le Maroc a demandé à la Turquie de revoir l’accord de libre-échange (ALE) existant, menaçant de se retirer complètement.

Le 13 janvier, le ministre marocain de l’Industrie, M. Moulay Hafid Elalamy, a déclaré aux journalistes que le Maroc perd 2 milliards de dollars par an en raison de son accord commercial avec la Turquie.

Les exportations marocaines vers la Turquie sont estimées à 23%, a-t-il ajouté.

Les exportations turques vers le Maroc ont atteint 2,3 milliards de dollars par an, tandis que les exportations marocaines vers la Turquie ont chuté de 3,5%, pour atteindre seulement 690 millions de dollars.

Le gouvernement turc a décidé de revoir l’accord, espérant que les deux pays pourront conserver des liens économiques positifs à des conditions mutuellement avantageuses.