Le ministère marocain de la Santé a décidé de fournir aux établissements de santé du pays de la chloroquine et son dérivé, l’hydroxychloroquine, pour se mobiliser contre le nouveau coronavirus.

Cette décision fait suite à des consultations avec le comité technique et scientifique du programme national de prévention et de contrôle de la grippe et des infections respiratoires aiguës.

Le ministère a déclaré qu’il avait mobilisé ses efforts pour garantir la disponibilité des médicaments.

Le département de la santé demande que les stocks de chloroquine soient gérés par les chefs des unités régionales d’approvisionnement et de pandémie au niveau des directions régionales de la santé, selon un communiqué du ministère.

Le ministère de la Santé a souligné que toutes les prescriptions doivent être faites sur une prescription normative comprenant toutes les informations nécessaires concernant la dose et les instructions d’utilisation.

Le Maroc a confirmé 143 nouveaux patients atteints de coronavirus au 23 mars. Cinq patients se sont rétablis et quatre sont décédés.

Dans le cadre d’essais cliniques menés à travers le monde, de nombreux experts en santé pensent que le chronoquil peut s’avérer un traitement efficace pour guérir les personnes atteintes de COVID-19.

Le médicament est utilisé comme médicament antipaludique et ne doit être prescrit que par des médecins.

Le 20 mars, le ministère a publié un communiqué de presse informant les citoyens que les médicaments contenant de la chloroquine sont toujours en cours d’essais cliniques pour déterminer si le médicament est un traitement efficace contre le virus.

Des experts médicaux du monde entier ont testé le médicament sur des patients atteints du nouveau coronavirus pour tester son efficacité dans le traitement de la maladie.

Le président américain Trump a faussement annoncé que le médicament pouvait être utilisé pour traiter le virus, affirmant à tort que la Food and Drug Administration des États-Unis l’avait approuvé pour COVID-19.

Si le médicament s’avère efficace pour traiter le COVID-19, son utilisation “serait limitée aux cas admis dans les hôpitaux et selon un protocole médical approuvé par un comité scientifique national”, a précisé le ministère.

Alors que les utilisateurs des médias sociaux au Maroc et à travers le monde ont commencé à promouvoir le médicament, le ministère a mis en garde les citoyens contre l’achat de médicaments sans ordonnance.

L’action du ministère vise à prévenir toute pénurie potentielle de médicaments si le médicament est finalement approuvé pour le traitement, et à empêcher les Marocains d’utiliser le médicament dur inutilement.